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Le Centre natio­nal des arts plastiques (Cnap), sous l’impul­sion de Véronique Marrier (chargée de mission pour le graphisme), poursuit sa politique d’acqui­si­tion d’œuvres graphiques, s’atta­chant à documen­ter en parti­cu­lier les proces­sus de créations qui ont mené à ces travaux. C’est dans ce cadre qu’ont récem­ment été intégrées aux collec­tions les planches origi­nales du carac­tère Coline, dessiné en 2009 par Émilie Rigaud, lors de son MA Typeface Design à l’uni­ver­sité de Reading.
Faisant suite au Panorama de Jean-Baptiste Levée et au Camille de Malou Verlomme (voir plus bas), il s’agit donc du troisième carac­tère typogra­phique à rejoindre, entre autres, les chemins de fer de Peter Knapp et les dessins prépa­ra­toires d’Étienne Robial dans les archives de l’ins­ti­tu­tion.
Petit retour sur le Coline, un carac­tère conçu pour l’édi­tion de livres de poche et inspiré des travaux de l’impri­meur Simon de Colines (1480–1546), d’où il tire son nom. Réalisé dans le cadre d’un appren­tis­sage et premier véritable carac­tère de sa dessi­na­trice (chose rare et précieuse pour une acqui­si­tion), il a subi de grandes trans­for­ma­tions durant sa concep­tion et s’est enrichi de nombreuses expéri­men­ta­tions formelles qu’Émi­lie aime appeler des “Franken­stein” (collage d’élé­ments issus de diffé­rents dessins). Fruits de ces nombreux essais, trois struc­tures diffé­rentes, liées au sein d’une même famille : Première, Cursive & Extrême. Le Coline est dispo­nible via A is for Apple.
Plus d’infos sur la genèse du carac­tère sur le blog de la fonde­rie (en anglais).
Coline1

Coline2Coline 3
Un point égale­ment sur le Camille, oublié en ces lieux lors de son acqui­si­tion.
Initia­le­ment conçu par Malou Verlomme pour l’identité visuelle du paysa­giste Camille Muller, le projet s’est progres­si­ve­ment émancipé de la commande pour question­ner les limites de la classi­fi­ca­tion typogra­phique. Le résul­tat est un carac­tère qui allie des carac­té­ris­tiques formelles héritées des mécanes mais égale­ment de la typogra­phie dite “moderne”. Malou a ensuite étendu le spectre de la famille en jouant sur les varia­tions de graisses et de contrastes, afin d’obte­nir un véritable système typogra­phique.
Le Camille sera prochai­ne­ment distri­bué par Longtype qui ne devrait pas tarder à ouvrir ses portes !
Camille1
Camille2

Merci à Émilie & Malou pour leur aide.
Les images du Coline illus­trant l’article sont extraites des planches acquises par le Cnap. Les visuels du Camille sont tirés du spéci­men de ce carac­tère.

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