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Du 15 septembre au 22 octobre 2017, l’exposition « Langages machines » organi­sée par la Fonda­tion Vasarely d’Aix-en-Provence est en accès libre. Elle rassemble plus de 17 artistes inter­na­tio­naux, des perfor­mances, des ateliers, des débats et des confé­rences autour des mutations de l’écriture à l’ère du numérique.

Avec: Felix Luque Sanchez (ES), Tilman Hornig (DE), So Kanno et Takahiro Yamagu­chi (JP), Véronique Béland, Cécile Babiole, Lukas Truni­ger (CH), Max Paskine, Laurent Mignon­neau et Christa Somme­rer (AU), Clea Coudsi & Eric Herbin, Alber­tine Meunier, Pascal Bauer, Thierry Fournier, Jerry Galle (BE) et Antoine Schmitt (FR).

On parle aujourd’hui de société de l’information, de la surabon­dance de l’image à l’ère du tout numérique. En suivant Debord et d’autres, les relations sociales dans notre monde post moderne sont désor­mais média­ti­sées par l’image. Pourtant, le texte conti­nue de pré-dominer et reste le support par excel­lence de commu­ni­ca­tion et de trans­mis­sion des connais­sances à l’ère numérique.

Le web semble d’ailleurs avoir réalisé le rêve prodi­gieux d’une biblio­thèque de tous les savoirs suivant une logique d’exhaustivité et de classe­ment constam­ment plus perfor­mante et précise. La commu­ni­ca­tion entre personnes (SMS, chat, mails, réseaux sociaux…), l’archive (Big Data, Open Data…), ou les réseaux infor­ma­tiques, sont avant tout basés sur des textes et du code.

Mais si l’écrit reste prédo­mi­nant dans l’hypercommunication rendue possible par les réseaux, l’ère numérique l’a aussi rendu mouvant, passa­ger.

Les mots sont désor­mais échan­gés de manière fugace, voués à rapide­ment dispa­raitre, à être corri­gés, modifiés au fur et à mesure que notre « timeline » s’implémente [sic]. Des écritures d’intelligences artifi­cielles, aux poten­tiels moyens de commu­ni­ca­tion, cette exposi­tion s’intéresse aux dispo­si­tifs alter­na­tifs, à une histoire paral­lèle ou futuriste à la nôtre.

Machines à écrire généra­trices de créatures artifi­cielles, membranes sonores consti­tuées d’enveloppes postales, encyclo­pé­die d’images récol­tées sur Google ou généra­teur autonome de critiques d’art, chaque œuvre présen­tée questionne l’écriture, le langage, la narra­tion, la trans­mis­sion des savoirs, le statut et le rôle de l’auteur à l’ère du numérique. Une invita­tion sensible et artis­tique pour appré­hen­der les trans­for­ma­tions de notre monde contem­po­rain.

Commis­sa­riat : Mathieu Vabre, Coren­tin Touzet, Émilie Fouilloux

Week-end inaugu­ral: 15 au 17 septembre 2017
Vendredi 15 septembre 2017 | 18h30
Vernis­sage de l’exposition Langages Machines à la Fonda­tion Vasarely
Lance­ment de la plate­forme Repères Numériques
Samedi 16 septembre 2017 — 18h00 — 20h00
Vernis­sage l’exposition de Max Paskine, à Seconde Nature
Suivie d’une perfor­mance audio­vi­suelle de l’artiste
Dimanche 17 septembre
Ouver­ture des exposi­tions pour les journées européennes du patri­moine

 

Langages Machines, du 15 septembre au 22 octobre 2017
Entrée libre

Programme PDF

Fonda­tion Vasarely
1 avenue. Marcel Pagnol — Aix-en-Provence
Ouvert tous les jours (jours fériés inclus) 10h-18h

Seconde Nature
27 bis rue du 11 novembre — Aix-en-Provence
Mer — sam, 14h-18h

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