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Le duo de graphistes Syndi­cat (Sacha Léopold & François Havegeer) se lance, avec leur compère Kévin Lartaud, dans l’aven­ture de l’édi­tion avec la toute fraîche maison Empire.

Leur premier projet est d’inté­rêt puisqu’il s’agit d’une réédi­tion de la norme graphique conçue pour la NASA par Richard Danne et Bruce Black­burn en 1975. Le mal-aimé “Worm” logo, unique­ment typogra­phique, ne rempla­cera jamais vraiment l’ancien et finira par être totale­ment abandonné et enterré en 1992. La charte graphique reste néanmoins étonnante dans sa réali­sa­tion et par la démesure des appli­ca­tions et décli­nai­sons de l’iden­tité.

La (future) édition, contrai­re­ment au projet de Jesse Reed & Hamish Smyth, se veut plus modeste dans sa réali­sa­tion (reliure plutôt que classeur, repro­duc­tion en noir seul avec un nuancier mobile…) et donc beaucoup plus abordable: une vingtaine d’euros seule­ment pour cet objet atypique. L’un des intérêts majeurs résidant égale­ment dans la traduc­tion intégrale de la norme en français ! Le livre rejoin­dra ainsi facile­ment les biblio­thèques des étudiants et de leurs aînés.

Rêve de gosse ou fantasme de designer, si cet objet vous intrigue, il ne tient qu’à vous de soute­nir ce projet pour qu’il devienne réalité. Ça se passe sur Kicks­tar­ter: https://www.kickstarter.com/projects/496596810/nasa-graphic-standards-manual-norme-graphique-de‑l
L’occa­sion égale­ment de récupé­rer d’autres éditions du duo, certaines pièces uniques récem­ment exposées à Chaumont ou simple­ment de soute­nir Empire !

4 commentaires

  • Paul Guilhem Repaux says:

    Ou alors l’ache­ter en anglais? Pour profi­ter de sa forme ORIGI­NALE, puisque la mise en page de l’ouvrage prend forcé­ment en compte la longueur des textes.

    Quant à l’anglais des élèves, il est en chute libre en terme de qualité, on voit ça tous les jours avec des stagiaires/​alternants qui galèrent sur des sujet inter­na­tio­naux.

    • Quentin says:

      De 3 choses :

      1. Le livre sera bilingue, la mise en page ORIGI­NALE (allons‑y gaiement sur l’emploi des capitales) sera donc bien entendu intacte puisque la traduc­tion française sera impri­mée (en rouge) sur les pages de gauche, vierges dans la norme origi­nale. De plus plusieurs maisons d’édi­tions françaises (Ypsilon, B42…) ont déjà réali­sées des fac-similés traduits en conser­vant l’esprit de la mise en pages origi­nelle, c’est un faux problème.

      2. Le niveau d’anglais des étudiants n’est pas à mettre sur le compte d’ini­tia­tive telles que celles-ci. Devrait-on se priver de traduc­tion dans notre langue simple­ment parce que la maîtrise de l’anglais est aujourd’­hui indis­pen­sable ? Je ne crois pas, bien au contraire ! Il est impor­tant de propo­ser et de possé­der une litté­ra­ture riche et de qualité en français, et cela passe parfois par des traduc­tions. Là encore, les précé­dents sont nombreux et à saluer.

      3. Le projet à été pensé et conçu avant l’ini­tia­tive améri­caine. Le concept en est assez diffé­rent, la preuve en est que le classeur ne fut dispo­nible que durant la durée du Kicks­tar­ter, et qu’il n’est aujourd’­hui plus possible de s’en procu­rer un. Bon courage dans vos recherches néanmoins.

      • ben says:

        « Le projet à été pensé et conçu avant l’initiative améri­caine. » Comment ne pas se fier aux dates du kicks­tar­ter ?

        Outre ça, on ressent l’impor­tance de la démarche de traduc­tion, mais quitte a penser « local », pourquoi ne pas avoir cherché à utili­ser ce concept pour mettre en valeur une entité moins lointaine ?